Gorges de l'Ardèche 21 février 2026

C'est par un samedi printanier que 31 enthousiastes randonneurs se sont élancés ce samedi 21 février 2026 de la maison Forestière de St Rémèze sous la houlette de Jean Luc Jauzion, passionné des gorges de l’Ardèche, sur les traces (un peu gorgées d’eau au départ) du néolithique avec une première halte au Dolmen de Chanet, remarquable sépulture classée monument historique en 1989. De ce belvédère naturel sur les gorges face au rocher les Abeillères, nous avons eu un beau point de vue à 180 °, lieu idéal pour la traditionnelle photo de groupe.

De là un sentier dans les chênes verts, cades et genévriers de Phénicie cheminant à flanc avec toujours de belles lucarnes sur la rivière Ardèche, nous a conduit sur sa rive où nous avons pris le repas tiré du sac, sous un soleil généreux, avec une eau limpide et verdoyante sous le regard de l’imposante aiguille de Gournier.

La remontée à partir du site de Gournier, désert à cette période, a été plus physique, avec 2 haltes remarquables : des grottes aménagées en refuge et des aires de reproduction de vautours percnoptères.

Jean Luc dans chaque lieu nous a fait partager ses connaissances et anecdotes. Les temps de regroupement dans la raide remontée ont également été mis à profit par Daniel, notre président, pour nous narrer quelques histoires succulentes et hilarantes dont il a le secret.
Arrivés au point de départ, un pot de l'amitié a clôturé cette agréable balade, dans une ambiance conviviale et détendue, avec un temps idéal.

Et cerise sur le gâteau, pour couronner cette journée, Nathalie B. s’est vu offrir par les chasseurs dont la maison Forestière est le lieu de rdv, un énorme cuissot de sanglier tout frais qui a été embarqué par Dominique D. qui se propose de le transformer en savoureux pâtés pour l'AG du 13 mars 2026…...Bravo à toutes, et à tous.
Bien Cordialement.
Bernard.

Récit de Nathalie BUFFARD (rando Gorges de l’Ardèche)
C’est l’histoire d’une randonnée qui avait pourtant commencé de la manière la plus paisible qui soit : Ardèche, samedi 21 février 2026, grand soleil, bonne humeur, club Randamont au complet… Bref, la carte postale.

À peine arrivés sur le parking, immersion immédiate dans une ambiance plus… rustique. Des chasseurs étaient là, très occupés à dépecer les sangliers du jour. Neuf beaux spécimens. Autant dire que l’accueil était… charnu.
Saisie d’une urgence physiologique difficilement négociable, je m’approchai courageusement des chasseurs pour leur demander l’accès aux toilettes de la maison forestière. Mission acceptée. Je reviens, soulagée et digne.
Et là, revirement de situation : les chasseurs, qui avaient déjà proposé du sanglier à Franck, mon mari, me demandent si j’en veux aussi. Dans un moment d’optimisme mal calibré, je réponds :
« Oh, un petit bout… »
Erreur stratégique.

Quelques minutes plus tard, un homme revient, triomphant, portant ce qui ressemblait moins à un « petit bout » qu’à la ration annuelle d’un village gaulois : un cuissot, des côtes… probablement l’équivalent d’un demi-sanglier.

Je tente une redistribution solidaire.
— Alain ?
Refus poli.
— Notre guide ?
Refus prudent devant l’ampleur du chantier culinaire.
Me voilà donc propriétaire officielle d’un sanglier (ou de ce qu’il en reste). Nous déposons la bête dans le coffre de la voiture d’Alain, notre chauffeur, pendant que je me conditionne mentalement : découpe, marinade, cuisson… bref, reconversion express en charcutière ardéchoise.
C’est alors que Bernard Got glisse, l’air de rien :
« Tu sais, Dominique cuisine très bien le sanglier… »
Information capitale. Transmission immédiate.
Je me tourne vers Dominique et lui propose le précieux colis. Un léger moment de gêne. Puis elle accepte.
Quelques minutes plus tard, éclair de génie :
Dominique, vice-présidente de Randamont, décrète que ce morceau serait parfait pour confectionner une terrine pour l’assemblée générale du club.
Et voilà comment une envie pressante, neuf sangliers et un « petit bout » mal évalué ont abouti à la promesse d’un pâté maison pour l’assemblée générale.

Moralité : en randonnée, tout peut arriver. Même repartir avec plus de gibier que de kilomètres au compteur.
Nathalie